mercredi 11 février 2026

Les deuils invisibles : ces passages silencieux qui transforment

 

Il existe des pertes que l’on reconnaît immédiatement. Celles qui arrêtent le temps, qui rassemblent les gens, qui portent un nom clair. Et puis il y a les autres. Celles qui ne font pas de bruit. Celles qui ne sont pas annoncées, celles qu'on tait. Elles passent inaperçu et on les appelle les deuils invisibles. Ce sont ces moments où quelque chose se termine sans que le monde ne s’arrête, mais où, à l’intérieur de nous, une page s’est pourtant tournée. Et même si personne ne le voit, notre coeur, lui, le sait.

Un deuil invisible peut prendre mille visages. La fin d’une relation qui ne s’est pas officiellement brisée, mais qui ne sera plus jamais comme avant. Un rêve qui ne se concrétisera pas. Une version de soi que l’on a dû laisser pour s’adapter et passer à autre chose. Un rôle de parent que l’on ne joue plus. Une sentiment de stabilité qui se transforme en insécurité. Rien de dramatique en apparence. Et pourtant, quelque chose s'est produit sans que personne ne le remarque. 

Ce type de perte est particulier parce qu’il ne vient pas avec un mode d’emploi. Il n’y a pas de rituel. Pas de "permission collective" de ralentir. Alors, on continue. En cachant ce que l'on ressent au plus profond de soi, on se dit que ce n’est « pas si grave ». Pendant ce temps, le corps, lui, enregistre les sentiments. C'est à ce moment qu'il devient plus fatigué, plus sensible, plus tendu. Il nous vient alors une impression diffuse de ne plus être tout à fait à sa place, comme si l’on avançait vers nulle part. Ce sentiment de faiblesse indique une transition qui cherche à être nommée et reconnue.

Ce qui n’est pas nommé reste souvent emprisonné en nous. Comme une valise laissée au milieu d’une pièce, que l’on contourne sans jamais l’ouvrir. Pourtant, à l’intérieur, il y a des émotions légitimes : de la tristesse, de la confusion, parfois de la colère, parfois même du soulagement mêlé de culpabilité. Accueillir un deuil invisible demande d'être connecté à soi-même. Et malgré le fait que le deuil se vit de façon personnelle à chacun, il y a des moyens pour nous aider à reconnaître que les choses ont changé et que ce que nous avons perdu avait de la valeur. Que cela mérite d'être honoré. 

Et c’est là que beaucoup se sentent seuls. Parce qu'on se dit que nous devrions être capable de « passer à autre chose ». Que nous n'avons pas le droit d’être affectés. Si tu te reconnais dans ces lignes, c'est peut-être que tu vis un passage. Cela demande de la présence, et surtout, de la bienveillance.

Nommer ce qui se vit intérieurement est déjà un pas vers la guérison. Mettre des mots sur ce qui a changé permet au système nerveux de se sentir en sécurité. Accueillir ce qui est là, sans jugement, ouvre doucement la porte au relâchement. 

Dans ma pratique en kinésiologie holistique, j'accompagne de nombreuses personnes chaque jour qui ont besoin d'un espace pour se déposer, transformer le deuil invisible en moteur de changement. 

C’est exactement l’intention de la prochaine séance collective d’harmonisation corps-cœur-esprit. Créer un espace sécurisant où ces deuils invisibles peuvent être reconnus, soutenus et libérés en douceur. Un cercle où tu n’as rien à performer, rien à expliquer, rien à prouver. Seulement à être présente à ce qui se vit en toi.

Grâce au travail en kinésiologie holistique et à la puissance du groupe, nous irons apaiser ce qui est resté en suspens, sécuriser le corps face au changement et permettre à l’énergie de circuler à nouveau. Souvent, lorsque l’on honore ce qui s’est terminé, on récupère une force insoupçonnée. On se sent plus alignée, plus stable, plus libre d’avancer vers la suite.

Si quelque chose en toi reconnaît ce passage, je t’invite à en prendre conscience et l'accueillir avec bienveillance. Tu n’as pas à traverser cela seul. Il suffit parfois d’un espace juste, d’un moment pour nommer et accueillir ce qui se produit, pour que le relâchement puisse se faire.

Je t’accueille le 11 mars à 19h30, en virtuel, pour cette séance collective. La contribution est de 20 $, un prix accessible pour que chacune puisse s’offrir cet espace de transformation.

Si tu sens que c’est le bon moment pour fermer une boucle intérieure et faire de la place au renouveau, tu peux t’inscrire ici 

Avec douceur,

Mélanie 🤍

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